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Dossier de presse
LES HAMAMELIDACEAE
La famille des Hamamélidacées comprend 15 espèces de plantes bien rustiques sous nos climats à l’exception de Rhodoleya et Exbuklandia, toutes deux natives du sud de la Chine et de Malaisie.
Elle est composée d’arbres et d’arbustes souvent au port large, aux feuilles persistantes ou caduques, simples, alternes et munies de stipules. Les sujets caducs s’embrasent de tons chauds à l’automne.
Fleurissant au mois de mars en courtes grappes jaune primevère à bractées vert pâle sur d’élégants rameaux arqués, le Corylopsis pauciflora natif de l’île de Honshu est tout à fait spectaculaire dans ce décor dénudé. Sa floraison est suivie de près par celle du Corylopsis spicata, originaire des montagnes de Shikoku, dont le port est plus dressé et dont les petites fleurs jaunes sont délicatement parfumées. Puis, jaune citron à anthères jaune plus soutenu apparaissent les petits bouquets odorants du Corylopsis sinensis natif du Thibet et du Setchouan. C’est ensuite le tour du Corylopsis glabrescens qui nous vient de Corée et de l’île de Honshu. Ce gracieux arbuste aux rameaux retombants porte, en avril, de petites fleurs jaunes à anthères pourpre.
Les feuilles de tous ces Corylopsis sont cordiformes, joliment nervurées et bordées de petites dents ciliées. Vert mat, elles se parent d’or à l’automne. Cultivar du C. sinensis, le C. s. ‘Spring Purple’ développe ses nouvelles feuilles dans un ton pourpre absolument superbe.
Originaire des forêts montagneuses de Honshu et Hokkaido, une seule espèce arbustive du genre Disanthus, D. cercidifolius nous présente un port étalé dont les minces rameaux portent des feuilles alternes et cordiformes ressemblant à celles des Cercis. Ses surprenantes couleurs automnales passant du jaune orangé au violet pourpre en font une plante exceptionnelle.
Réunissant une douzaine d’espèces persistantes, originaires du sud de la Chine et du Japon, le genre Distylium n’en comporte qu’une seule suffisamment rustique sous nos climats. Le D. racemosum présente une silhouette dressée et de belles feuilles brièvement pétiolées d’un vert brillant. Palissé, c’est un arbuste vraiment intéressant.
Dédié à Robert Fortune, botaniste qui permit l’introduction en Europe de nombreuses espèces extrême-orientales, le Fortunearia sinensis est un grand arbuste tout à fait remarquable qui nous vient de la vallée de l’Hubei. Sa belle silhouette évasée porte un feuillage oblong, à extrémité acuminée, joliment nervuré et arborant un jaune d’or éclatant à l’automne.
Au XVIIIème siècle, un collectionneur américain, John Fottergill, donne son nom à deux ravissants arbustes, Fothergilla gardenii et Fothergilla major. Le premier est originaire des marais de l’Alabama et n’atteint qu’un mètre de hauteur. Le second, natif des monts des Appalaches au nord de l’Amérique du Nord, peut atteindre 3 m sur une dizaine d’années. En avril, avant l’apparition des feuilles obovales irrégulièrement dentées et se teintant de cramoisi à l’automne, ces deux espèces se couvrent de charmantes fleurs blanches à étamines jaunes, odorantes et groupées en petits épis cylindriques.
Les Hamamelis comptent 5 espèces, originaires d’Amérique du Nord et du Nord Est de l’Asie. Ce sont de grands arbustes spectaculaires qu’il faut éviter de tailler car ils n’apprécient pas le sécateur. Posées sur de longs rameaux composant une large silhouette , de curieuses fleurs jaunes oranges ou rouges, parfumées et dotées de 4 longs pétales chiffonnés et enroulés sur eux-même, s’épanouissent en automne ou en hiver sur le bois nu. Les feuilles obovales, à base dissymétrique et nervures bien marquées, s’embrasent de rouge orangé à l’automne.
L’Hamamelis japonica nous vient des montagnes des îles de Hokkaido et de Kyushu. Sur ces rameaux naissent de janvier à mars de petites fleurs jaune vif. Une sélection de cette espèce,
l’Hamamelis japonica ‘Zuccariniana’, donne une très abondante floraison jaune pâle.
Les forêts du Kiang-Si et de l’Hubei sont la patrie de L’Hamamelis mollis qui propose en janvier/février des fleurs odorantes, jaune d’or à calice rouge vineux. De plus, cette espèce possède les plus grandes feuilles du genre.
L’Hamamelis vernalis naît sur les berges sableuses des cours d’eau du Missouri et de la Louisiane. C’est la plus petite espèce du genre et sa floraison jaune pâle à base rougeâtre est agréablement parfumée. Très intéressant cultivar, l’ H. v. ‘Sandra’ nous enchante de janvier jusqu’en mars avec ses fleurs parfumées jaune cuivré et son feuillage juvénile teinté de pourpre.
C’est noyé dans le feuillage automnal que naissent les fleurs jaunes et odorantes de l’Hamamelis virginiana qui pousse à la lisière des forêts de l’est de l’Amérique du Nord. C’est celui qui atteint le plus grand développement dans le genre Hamamelis.
L’Hamamelis x intermedia, hybride entre l’H. japonica et l’ H. mollis a donné naissance à de nombreux cultivars dont nous citerons :
‘Arnold Promise’ à fleurs parfumées jaune vif,
‘Diane’ à fleurs rouge orangé à l’odeur fruitée,
‘Feuerzauber’ aux fleurs jaune orange cuivré,
‘Jelena’ à fleurs parfumées, jaune suffusé de rouge,
‘Orange Beauty’ à fleurs orange vif,
‘Pallida’ à fleurs jaune souffre à l’odeur épicée,
‘Primavera’ à fleurs jaune brillant teintées de pourpre à la base,
‘Ruby Glow’ à fleurs parfumées rouge bronze.
Tirant leur nom du latin ‘liquidus’ et de l’arabe ‘ambar’ référence à la résine aromatique exsudant de leur écorce, les Liquidambar sont originaires d’Asie, du Moyen Orient et des Etats Unis. Ils nous émerveillent par leur intense coloration automnale. Cf l’article ci-joint, paru dans Hommes et Plantes, concernant la collection Nationale du C.C.V.S.
Genre monospécifique, le Loropetalum sinense est un arbuste plein de charme dont les fins rameaux retombent en cascade et portent une multitude de petites feuilles persistantes et ovales vert clair, parfois teintées de rouge ou orangé, forment un superbe buisson. En mars, de petits bouquets terminaux de fleurs blanches et parfumées semblables à celles des Hamamelis, émergent parmi le feuillage.
Baptisé en l’honneur de F. W. Parrot, naturaliste allemand, le Parrotia persica est une plante caractéristique de la forêt Caspienne et nous séduit par son port large et tourmenté et son écorce lisse qui se détache par plaques pour laisser apparaître des zones orangées. Ses belles feuilles ovales, à sommet obtus et dents grossières, portent des nervures marquées. Vertes mais souvent ourlées de rouge au débourrement, elles flamboient de mille feux à l’automne. Les petites fleurs à longues étamines rouge s’ouvrent sur des rameaux encore dénudés, en février/mars. Il existe trois cultivars intéressants pour leur port différent : P. p .‘compacta’ est trapu et très large, le P. p. ‘Pendula’ est pleureur et le P. p. ‘Vannessa’ forment une merveilleuse colonne.
Signifiant « qui a l’aspect d’une parrotie », le Parrotiopsis jacquemontiana est un genre monospéciphique, originaire des sous- bois d’une zone allant de l’Afghanistan à l’Himalaya. Il diffère toutefois du Parrotia par son port dressé, la taille inférieure de ses feuilles vert foncé et par la présence, d’avril à juin, de grandes bractées blanches tranchant joliment sur un feuillage sombre.
C’est en hommage à Ernest Wilson, introducteur de nombreuses espèces ornementales chinoises, que l’on a nommé le Sinowilsonia henryi originaire du Hubei et recelant un véritable intérêt botanique. Ce large arbuste à port retombant arbore un superbe feuillage ovale, à sommet brièvement acuminé, à base subcordée et pétiole cour. Des fleurs discrètes et verdâtres apparaissent en mai ; les mâles, en petits chatons pendants, les femelles en racèmes s’allongeant au moment de la fructification et situées à l’extrémité des courtes pousses feuillées.
Hybride du Parrotia et du Sycopsis, le Sycoparrotia semidecidua possède un feuillage semi-persistant. Ses rameaux étalés à l’horizontale portent des feuilles elliptiques et acuminées, vert brillant, élégamment bordées de rouge et dont certaines se colorent d’orange avant de tomber. Les fleurs oranges à anthères jaunes ressemblent à celles du Sycopsis et s’épanouissent sur le bois nu, en février/mars, formant des grappes denses.
Une seule espèce du genre est cultivée : le Sycopsis sinensis, persistant et originaire des monts de l’Himalaya. Sa silhouette compacte et érigée est couverte de feuilles alternes, elliptiques-lancéolées et acuminées, d’un vert sombre brillant. En février/mars les rameaux dénudés portent de petits bouquets denses de fleurs aux longues étamines à anthères rouge orangé.
Les Corylopsis, Disanthus, Fothergilla, Hamamelis, Loropetalum, Parrotiopsis, Sinowilsonia et Sycopsis préfèrent une situation abritée du vent et du soleil brûlant en plein midi sans sans toutefois être trop ombragée car cela diminuerait la floraison hivernale et la coloration automnale. Il est préférable de planter ces végétaux à proximité des habitations ou au bord d’un chemin couramment emprunté pour en profiter pleinement. Ils réclament des sols neutres à acides, bien drainés, fertiles et profonds et il est nécessaire de mélanger votre terre de jardin à de la tourbe et de l’humus pour obtenir de bons résultats.
Les Parrotia, quant à eux, réclament le plein soleil et sont moins exigeants sur la nature du sol. Pour le liquidambar qui est aussi une plante de soleil, c’est uniquement lorsqu’il se trouve en zone humide qu’il tolère un sol au PH plus élevé. N’oubliez pas d’amender votre terre et de recommencer l’opération tous les ans afin de l’acidifier.
Pour ceux qui ont la chance de posséder un terrain sans calcaire actif, cette famille végétale présente des sujets remarquables et pouvant, grâce à leur taille variable, être présents même dans les petits jardins. Il est donc possible pour tout amateur de plante de bénéficier de l’apport ornemental indéniable d’une ou même de plusieurs hamamélidacées.